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Racine en lecture seule

Mardi, mars 18th, 2014

Dans l’article sur la mise en place d’un système sur deux clés USB interdépendantes, il était question de faire tourner le système sur une clé en lecture seule. Il faut notamment que la racine soit sur cette clé, mais potentiellement une grande partie du système pour que cela soit intéressant.

C’est aussi un intérêt pour la durée de vie de la clé supportant le système. La technologie des mémoires FLASH dans les clés USB ne supporte pas énormément de cycles d’écriture. Ainsi, empêcher l’écriture revient à réduire considérablement ce risque de panne.

Il y a plusieurs façons de réaliser l’opération :

  1. Partitionner le système de façon à avoir certaines parties en lecture seule (/, /boot, /bin, /usr, /lib, /sbin) et d’autres en lecture/écriture (/home, /var, /tmp, etc…). CF https://wiki.debian.org/ReadonlyRoot .
  2. Utiliser une surcouche au système de fichier pour que celui-ci soit comme si il était en lecture/écriture, mais en fait rien n’est jamais écrit sur le disque. Toute modification reste en mémoire vive et est ainsi perdu au redémarrage. Il faut cependant faire attention dans notre exemple à l’occupation de la mémoire qui va inévitablement grossir avec le temps d’utilisation. CF http://lwn.net/Articles/327738/ .
  3. Faire en sorte que les programmes qui écrivent sur le disque soit n’ai plus besoin de le faire, soit qu’ils soient arrêtés ou désinstallés. Cela veut dire que certains programmes seront inutilisables parce qu’ils nécessitent pour leur fonctionnement d’écrire (compulsivement).

Il peut y avoir un problème avec les mots de passes à gérer. Il est possible de gérer plusieurs partitions chiffrées sans avoir autant de mot de passe à taper qu’il y a de partitions. Une méthode, que je n’ai pas essayé, est de dire à cryptsetup que le mot de passe est commun à plusieurs partitions. Une autre méthode est d’utiliser des des mots de passes dans des fichiers (voir un seul) et finalement de ne plus avoir qu’un mot de passe à saisir, celui de la partition qui contient les fichiers de mots de passes. Et enfin, on peut utiliser LVM par dessus une seule partition chiffrée, et sous-partitionner grâce à LVM. Cette dernière solution marche bien et est réalisable dès l’installation du système (au moins sous Debian et Ubuntu alternate).

(suite…)